jeudi, février 08, 2007

Un autre jour, une autre fois... peut-être...

Je dois des explications à tous ceux qui, malgré l’absence de nouveaux articles, reviennent et restent fidèles à ce blog, ainsi qu’à tous ceux qui viennent de le découvrir et qui se demandent où est la suite...

Le nombre de commentaires et d’emails que je reçois me montre que ce blog est apprécié, et qu’il permet à certaines personnes de s’évader pendant quelques minutes, ou quelques heures. Peut-être même de leur montrer des horizons nouveaux et possibilités diverses, ou simplement de voir leurs propres désirs et expériences se refléter dans mes récits. À tous ceux qui m’ont témoigné leur appréciation et leurs encouragements à travers les commentaires et les emails, je dis merci. Ça me fait toujours très plaisir de voir que mes expériences et mes textes plaisent...

Pourquoi donc si peu de nouveaux articles, me demanderez-vous? Simplement parce que les choses changent, et que certains événements qui sont survenus dans ma vie durant les derniers mois m’ont fait réfléchir, et ont quelque peu atténué l’envie d’écrire dans ce blog. De plus, une personne qui m’est très chère a découvert ce blog, et bien qu’elle connaisse mes préférences, disons, peu communes, je ne me sens pas à l’aise d’ajouter de nouvelles choses ici. En tout cas pas pour l’instant...

Ma vie continue, mes envies de soumission aussi, et ma philosophie de vie n’a pas changé. Il serait plus correcte de dire qu’elle s’affine, et prend de plus en plus d’importance dans mes décisions. Les expériences que j’ai partagées ici ont été incroyablement importantes pour moi. Les personnes avec qui je les ai partagées, M en particulier, l’ont été, et le sont d’autant plus. Les quelques mois relatés dans ce blog auront certainement un impact sur ma vie entière. Comme je l’ai dit à quelques reprises sur ce blog, j’ai l’impression d’avoir plus grandi et mûri en ces quelques mois que je ne l’ai fait en plusieurs années.

Et maintenant? Peut-être que ce blog va rester sur Internet en tant qu’archives, peut-être va-t-il disparaître, peut-être va-t-il devenir protégé d’un mot de passe, ou peut-être va-t-il renaître ailleurs, sous une autre forme... Peut-être même que je vais continuer d’y écrire mes pensées et expériences, si l’envie revient...

En attendant, je souhaite à tous les lecteurs et lectrices, à toutes les personnes qui ont suivi mes expériences, ou qui ont simplement picoré un ou deux articles ici et là, de vivre pleinement ce qu’ils ont envie de vivre. De s’en donner les moyens, et de suivre leurs désirs...

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mercredi, octobre 04, 2006

Ange

Cet article aurait dû être publié il y a environ... deux mois. Je vous parlais alors d’une petite escapade qui allait nous faire un peu de changement...

J’avais prévu d’écrire un article sur ce sujet juste après ces quelques jours, mais le temps m’a manqué. Il m’a aussi fallu un moment pour moi, pour réfléchir à cette expérience, à ce qu’elle m’avait apporté, les bons moments, les moments plus difficiles, et essayer de mettre de l’ordre dans tout ça pour y voir plus clair et continuer d’avancer. De plus, la discipline n’a jamais été mon fort (bien sûr, tout dépend des circonstances...). J’ai donc écrit cet article quelques semaines après les événements racontés ici. Il m’a encore fallu un mois de plus pour que je me décide à le publier.

M a rencontré une femme –j’ai décidé de l’appeler Ange sur ce blog, car elle ressemble parfois un peu à un ange- il y a quelques mois avec qui il se sentait suffisamment à l’aise et qu’il appréciait suffisamment bien –et qu’il apprécie de plus en plus- pour qu’elle et moi nous nous rencontrions. Étant une personne qui n’a pas peur de prendre les devants, il a donc organisé un petit weekend où nous aurions le temps de nous rencontrer, de faire connaissance, et plus si affinités, selon la formule consacrée.

Et affinités il y eut.

Je ne pouvais bien entendu pas être sûre que Ange et moi nous nous entendrions bien. Je savais pourtant qu’il n’y aurait pas de désaccords majeurs parce que M l’appréciait et pensait que le courant allait passer entre nous. Et j’avais confiance en son opinion.

Nous nous sommes donc d’abord rencontrés pour un café en ville. Le plus dur dans ce genre de rencontre, c’est bien entendu le début... C’est assez amusant de se rendre compte qu’un des sujets qui est soigneusement évité dans cette situation est précisément le sujet du sexe, bien que tout le monde sache que les probabilités pour qu’il y ait justement des relations d’ordre sexuel sont relativement grandes.

Nous étions donc tous un peu tendus. Rires nerveux, blagues et jeux de mots pas très marrants pour détendre l’atmosphère, perte de moyens (j’en étais en plus à mon troisième ou quatrième café de la journée, alors que je bois très très peu de café... j’avais peur d’être fatiguée... finalement, avec la nervosité et le café, j’avais juste un peu l’impression d’avoir mis les doigts dans la prise...). M était aussi nerveux. Je le voyais, mais il a bien sûr assuré qu’il se sentait très à l’aise... La tâche de mâle et de meneur reposait sur lui, semblait-il penser... Bien qu’il nous ait fallu un peu de temps pour nous détendre, nous lui avons finalement montré que Ange et moi pouvions prendre du bon temps sans qu’il doive jouer le rôle de coordinateur et de professeur.

Mais à ce moment-là, nous en étions encore loin... Rires nerveux et regards moitié mal à l’aise, moitié curieux semblaient encore s’infiltrer dans la plus grande partie de la conversation. Nous ne sommes pas restés longtemps dans le café que nous avions choisi... Nous n’allions pas détendre l’atmosphère en restant dans cet endroit, et les regards des autres personnes assises aux tables environnantes se faisaient de plus en plus, disons, interrogatifs...

Nous sommes donc rentrés (trente minutes de voiture, où M a fait le taxi... ni elle ni moi ne voulions aller devant... peur d’exclure l’autre). Bref... voyage tendu, mais l’atmosphère se déridait néanmoins gentiment. Ce n’est cependant qu’après être arrivés, après avoir fait cliqueter les coupes de champagne, que nous nous sommes détendus. Enfin, plutôt... détendues... car M était depuis longtemps plus qu’à l’aise. Deux femmes, une de chaque côté, qui étaient prêtes à le satisfaire. Il était aux anges. La soirée s’annonçait très bien.

Il serait impossible de décrire avec tous les détails nécessaires tous les moments de ces quelques jours, donc voici quelques-uns des instants très forts de cette rencontre :

Ange et moi étions chacune d’un côté de M.
Ce moment si bon, où l’air est en même temps tendu, mais où tout le monde est détendu. Ce moment où il est clair que le temps des discussions philosophiques est passé, mais où rien ne s’est encore passé, tout du moins entre Ange et moi. Ce moment qui semble durer une éternité, mais qui en fait ne dure que quelques minutes.
Ce moment où tout le monde sait qu’il va se passer quelque chose bientôt, mais où personne ne sait encore quand, ni comment cela va arriver. Ce moment de découverte où l’autre est encore un terrain complètement inconnu, à explorer tout entier. Ce moment où je décide de caresser du bout des doigts la main de Ange, qui, doucement, répond à ma caresse. Ce moment où je sais que je ne vais pas seulement m’entendre avec elle au niveau intellectuel, mais aussi au niveau physique. Ce moment où rien ne semble plus compter que sa main et la mienne qui se caressent.

Un peu plus tard, les corps ont appris à se connaître un peu plus, les gestes sont toujours un peu hésitants, mais c’est plus pour profiter du moment, pour ne pas aller trop vite, plutôt que par peur de brusquer l’autre ou de le pousser dans quelque chose qu’il ne veut pas. Les gestes sont encore un peu lents, cependant le désir est palpable, la frénésie est là, tout près, prête à déchaîner nos envies et nos passions. La respiration de chacun est déjà moins régulière. La nouveauté, le plaisir, les sensations, tout se mélange et s’entrelace. Et, sans prévenir, mon regard et celui de Ange se croisent, et se passe alors quelque chose qui arrive rarement. Une sorte de connexion impossible à décrire. Une connexion avec quelqu’un que je connais à peine. Une sorte de sensation qui vous dit que vous vous sentez bien, que vous comprenez la personne en face de vous d’une manière différente qu’une minute auparavant. Une sorte d’émerveillement face à quelque chose de nouveau, une envie de découverte, une envie de toucher comme un enfant touche les objets qui lui sont inconnus. Un désir de dire « je sais exactement ce que tu ressens » tout en sachant que l’autre le sait déjà. Je ne peux évidemment décrire ce moment que de mon point de vue, mais j’ai cependant l’impression que cette sensation était réciproque, et qu’elle ressentait en effet exactement la même chose que moi.

Un peu plus tard encore. Les gestes ne sont maintenant plus du tout hésitants. Le désir est maintenant palpable plus que jamais, il se lit dans les yeux de l’autre. Ce regard si révélateur qui semble venir directement de l’âme de la personne, sans aucune carapace sociale. Simplement ce regard brut, brûlant de désir. Je me sens tout à coup plus observatrice qu’actrice. Les respirations de M et de Ange se font plus saccadées. J’ai envie de les voir se faire l’amour. Ils sont à peine à un mètre de moi. Je ne me souvenais plus combien un corps de femme peut sembler fragile, et je suis au départ surprise de voir M la prendre si violemment, bien que ce soit cette même violence que je recherche souvent avidement dans nos rapports. Je suis aussi surprise par l’intensité avec laquelle je ressens la situation. Tous mon corps est tendu vers leur excitation, bien que je reste simple observatrice. Je ne me touche pas, tant l’intensité est grande. Me toucher ne ferait que diminuer cette force qui prend naissance entre mes jambes et qui envahit tout mon corps. Jamais je n’aurais cru que regarder M prendre une autre femme puisse engendrer de telles sensations dans mon corps...

Et plus tard encore... Ange est enfouie entre mes jambes. M me surplombe et me caresse d’abord doucement les seins, avant de les pincer et de les torturer doucement. Je sens l’intensité monter dans mon sexe. Je ne m’y attends pas. Je ne pensais pas pouvoir atteindre un orgasme... Peu de gens savent comment s’y prendre lors de la première rencontre. Mais Ange est tellement divine que j’ai du mal à croire que c’est la première fois qu’elle fait cela. Finalement, mon orgasme me prend et fait trembler tout mon corps...

Après les désirs et plaisirs des corps... la tête de Ange sur mon ventre, les corps et les esprits fatigués par une nuit trop courte, nous nous reposons un peu, puis finissons par nous endormir. Ma main dans ses cheveux, son corps tout près du mien, je me sens protectrice, amante, amie.

Il y eut encore plein d’autres bons moments, mais la liste serait trop longue... Ceux-ci sont les plus forts de cette rencontre.

J’appréhendais un peu -beaucoup- cette rencontre. J’ai déjà eu des expériences à trois, mais celle-là n’était pas une rencontre à trois habituelle. C’était une rencontre entre moi, quelqu’un que j’aime, et quelqu’un que la personne que j’aime appréciait beaucoup (et plus encore à présent). J’avais peur de ne pas savoir gérer, d’être jalouse, de ne pas apprécier la rencontre. Il y eut certes des moments où je me sentais un peu jalouse, ou un peu exclue, mais c’était principalement dû à des problèmes techniques -fatigue, problème de communication (nos langues maternelles ne sont pas les mêmes)- plus qu’à de vrais problèmes. Dans l’ensemble, tout s’est très bien passé. Mieux que ce à quoi je m’attendais. Je suis contente d’avoir rencontré Ange, et d’avoir pu partager tout cela avec elle. Et heureuse d’avoir pu offrir ce moment à M...

J’ai beaucoup aimé cette rencontre, et je pense que je suis prête à revivre une telle aventure (bien que des doutes m’envahissent parfois). Une des raisons qui me fait publier cet article ce soir est que nous allons nous revoir, Ange, M et moi, tous ensemble, très prochainement.

Le polyamour –et les relations amoureuses en général- me réserve plein de surprises. Comme je l’ai mentionné plus haut, il m’a fallu un certain temps après cette rencontre pour mettre mes idées en place et me retrouver. Le procédé n’est certainement pas évident.

Je sais qu’une relation basée sur ce genre de principes n’est pas facile et que les bonnes choses ne viennent pas toutes seules, d’un claquement de doigts. Les bons moments ont souvent été entremêlés à des défis qui me semblaient parfois difficiles (ou même parfois carrément insurmontables).

Mais cela m’a apporté beaucoup de choses, bien que je n’aie absolument aucune idée de la suite des événements. Je sais juste que pendant ces derniers mois, j’ai beaucoup ri, j’ai beaucoup pleuré et j’ai énormément grandi.

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mercredi, septembre 27, 2006

Contrainte

Cet article a été écrit hier et aurait aussi dû être publié hier. J'étais malheureusement dans l'impossibilité de le faire... Bonne lecture.


La politesse voudrait qu’une présentation en bonne et due forme soit faite au préalable…

Mais il est manifeste que les circonstances ne permettront pas cette introduction maintenant. Les lecteurs qui voudront plus de détails sur le parcours qui m’a fait arriver dans la situation dans laquelle je me trouve en ce moment devront donc être patients et attendre.

Puisqu’il ne fait aucun doute que la personne dont il est question dans cet article va très probablement apparaître dans ce blog plus souvent, il convient de le nommer. Appelons-le donc V.

Il m’avait prévenu qu’il avait beaucoup d’imagination. Il n’avait pas menti. Il avait juste oublié de me dire à quel point il pouvait être sadique. Cela ne s'arrête pas au simple plaisir de provoquer la douleur (bien que cela fasse aussi partie des choses qu'il apprécie). Non, c'est beaucoup plus subtil que cela. Et la combinaison de son imagination et de son sadisme est explosive. Cela peut conduire à des situations, disons, très inattendues. Quoique très appréciées… bien que le mot ne soit pas tout à fait le bon.

Comprenez-moi…

Je suis dans une de ces situations où les sentiments et sensations se mélangent et deviennent de plus en plus intenses seconde après seconde. Une de ces situations où il nous coûte d’admettre qu’on voudrait qu’elle dure toute la nuit.

Voilà où j’en suis.
Forcée, contrainte, humiliée. Attachée à la chaise, face à l’écran, avec l’ordre d’écrire. D’écrire à propos de ce que je ressens, sur les sensations physiques, sur les impressions, sur mon état d’esprit. Il est difficile de dire ce qui est le plus humiliant.

Être forcée à écrire, et savoir que mes pensées sont lues quelques minutes, quelques secondes après qu’elles aient pris forme dans mon esprit.

Sentir ses doigts dans ma bouche et être forcée, par intermittence, à baver à travers mon bâillon (bâillon en forme d’anneau, qui donne accès à la bouche d’une manière très obscène) que j’ai dû garder pendant trois quarts d’heure. Courtoisie de V de me l’avoir gentiment enlevé après le temps imparti.

Être habillée, n’ayons pas peur des mots, comme une pute. Catsuit, bas rouges, jupe noire brillante, corset et porte-jarretelles, ainsi que bottes noires à talons qui montent jusqu'aux genoux. Le catsuit étant, bien entendu, pourvu de trous aux endroits opportuns. Avec des pinces sur les tétons pour les faire ressortir par les trous prévus pour les seins.

Ou avoir un plug. Impossible à oublier. Qui devient de plus en plus présent à chaque mouvement.

Ou encore sentir ma chatte devenir de plus en plus mouillée, au point qu’il devient très difficile de me concentrer et d’écrire d’une manière sensée.

Mais jugez plutôt...




Je n'ai pas pu publier cet article hier parce que quand V a finalement décidé de me détacher, il m'a forcée à me coucher par terre, m'a prise par derrière sans ménagements, avant de remettre le plug en place quand il en a eu assez... Il avait certainement décidé que la publication de cet article pouvait attendre...

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dimanche, septembre 17, 2006

L'anonymat...

Pour ceux qui n’ont pas encore lu la petite colonne à droite de l’écran, ce blog se voulait au départ anonyme... Je pensais en effet qu’il serait simplement plus facile d’y écrire mes expériences et de me livrer plus franchement et sans avoir à me censurer sur certains de mes sentiments ou pensées. De plus, la plupart de mes amis ne connaissent pas mes préférences sexuelles. Et ceux qui les connaissent n’imaginent simplement pas l’ampleur de ces préférences chez moi. Ils seraient très certainement les premiers à appeler la police s’ils m’entendaient crier lors de mes divers, disons, amusements. Tout juste s’ils m’imaginent avec une paire de menottes assez innocente, ou avec une ou deux pinces à linge sur les seins. Et la situation me va très bien ainsi.

Donc, un blog anonyme semblait tout indiqué. Cela dit, c’était l’idée de départ, et les choses ne se passent pas toujours comme elles étaient prévues. Ce blog devient donc de moins en moins anonyme. Non, non, mes amis très proches ne sont pas tombés sur ce blog, et ma mère ne m’a pas encore fait de commentaires détournés concernant mes activités. Non, les personnes qui ont eu vent de l’existence de ce blog connaissent déjà mes envies, donc, c’est avec un sourire au coin des lèvres, plutôt qu’avec horreur, qu’ils ont découvert et lu ce blog. Avec certainement aussi un petit sentiment de voyeurisme (n’est-ce pas?).

J’ai bien dit les personnes. Parce qu’il n’y a pas qu’une personne qui a découvert ce blog, mais deux (jamais deux sans trois, dit-on?). J’avais déjà du mal à le croire quand la première personne m’a dit, d’un air nonchalant : « tiens, je suis allé faire un tour sur ton blog ». Maintenant, comprenez. Ce blog, personne à part M n’en a connaissance. Imaginez donc ma surprise quand cette personne me dit qu’il est allé faire un tour sur mon blog ; blog dont il n’était même pas censé connaître l’existence. Mais ce n’était pas suffisant. Pas moins de trois jours après, une autre personne me dit, sur le même ton nonchalant, sur le même ton banal d’un « tiens, je suis allé acheter du pain », que lui aussi est allé jeter un coup d’œil sur mon blog.

Maintenant, me direz-vous, comment est-ce possible? Dans cette jungle qu’est internet, comment est-ce possible de trouver le blog, parmi les milliers de blogs qui existent, d’un individu en particulier? C’était aussi pour moi mission impossible. Jusqu’à ce que j’apprenne que seules quelques informations à mon sujet, quelques mots clé bien choisis lancés dans Google Blog, un peu de bon sens, et à peu près dix minutes suffisent pour trouver mon blog. Dix minutes!! Bon, maintenant, encore faut-il savoir que j’ai un blog. On ne m’y reprendra plus, comme on dit. En ce qui concerne la deuxième personne, je lui ai un peu faciliter la tâche. C’est nettement plus facile de trouver le blog de quelqu’un quand on en a l’adresse. La prochaine fois, je serai un peu plus attentive quand j’enverrai des photos de moi qui sont parues dans mon blog... la prochaine fois, j’enverrai les photos qui ne contiennent pas l’adresse dessus. De nouveau, on ne m’y reprendra plus.

Ces personnes se sont sûrement reconnues (pas vrai?). Donc voilà. Je vous fais un petit coucou. Comme vous avez découvert mon blog, je pensais que ça vous ferait plaisir d’y figurer.

Alors, ça fait quoi d’être mentionné sur internet?

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vendredi, septembre 01, 2006

Envie d'écrire...

Il y a un moment que je n’ai pas écrit sur ce blog...

Je m’en excuse auprès des lecteurs et lectrices qui ont suivi mes escapades jusqu’à présent et qui attendaient d’autres nouvelles et un peu plus d’assiduité de ma part. C’est en fait assez difficile d’écrire un blog et d’être régulière dans la publication des articles, parce qu’on ne sait jamais si quelqu’un les lit. Bien sûr, il y a les statistiques. On connaît le nombre de personnes qui sont venues ce jour-ci, ou ce jour-là, mais cela reste très flou. Est-ce que les articles sont appréciés? Est-ce que les gens reviennent? Est-ce qu’ils reviennent souvent? Bref... ça doit être un peu comme écrire un livre. On ne voit pas son public, on a peu de réactions, on ne sait pas comment les gens réagissent. On peut seulement se fier au nombre de livres vendus, sans vraiment savoir si les personnes ont apprécié le livre ou non, ou même si elles l’ont lu. Je profite pour dire aux personnes qui me lisent régulièrement (ou qui espèrent régulièrement qu’il y aura un nouvel article...), ou à ceux qui tombent un peu par hasard sur ce blog, que tous les commentaires sont très appréciés.

En plus, le quotidien, courir à droite, à gauche, ne pas prendre le temps. Écrire est pourtant pour moi un très bon moyen d’évacuer le stress, de me pencher sur mes problèmes, et de trouver des solutions. Ce n’est pas ici que je livre mes états d’âme les plus secrets. Non, ceux-là trouvent leur place dans un journal où je peux sans crainte écrire tout ce que je veux sans avoir à me justifier. Mais ce blog est tout de même une façon de réfléchir sur certaines choses. Peut-être des choses plus sexuelles qu’émotionnelles jusqu’à présent. Peut-être que cela va changer. Peut-être pas.

La vie n’est pas toujours facile, et en ce moment, elle me le fait particulièrement comprendre. C’est peut-être pour ça que j’ai maintenant envie d’écrire sur ce blog plus que ces dernières semaines. Pas forcément pour y décrire mes états d’âme en détail, ou pour m’épancher sur mes problèmes. Plus peut-être pour m’y détendre. Mes états d’âme vont peut-être transparaître à travers les écrits, mais le but est peut-être plus de prendre des moments qui ne sont finalement rien qu’à moi. Profiter d’être seule. Même si ce blog, par définition, est public, les moments que je passe à écrire les choses qui s’y trouvent restent très privés.

Cependant, pas de promesses. Les articles de ce blog seront peut-être autant espacés que ces dernières semaines. Je ressens néanmoins l’envie d’écrire plus souvent, ou tout du moins régulièrement. Avis aux lecteurs et lectrices...

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samedi, juillet 29, 2006

Welcome to the real world...

Il me semble que les articles de ce blog s'espacent de plus en plus. Mais je peux pour ma défense vous donner les raisons de ce relâchement, qui n'en est finalement pas un.

Je viens de commencer un nouveau travail, et ayant été une étudiante jusqu'à présent (avec un maximum d'une quinzaine d'heures par semaine, et un minimum de cinq heures), j'ai quelque peu du mal à m'habituer à ce nouveau rythme d'une quarantaine d'heures par semaine. Je dois donc jongler et organiser mon temps entre toutes les choses que j'aime faire et toutes les personnes que j'apprécie. Et je n'ai manifestement pas le don pour trouver cet équilibre entre travail et plaisir. J'ai l'impression que travailler et dormir occupent tout mon temps, ou tout du moins une grande partie. Le sexe devient quelque chose qui doit être plus ou moins pensé et planifié, si on ne veut pas le laisser s'évanouir et se perdre dans la folie de la routine des travailleurs.

Bienvenu dans le monde réel, comme me dit M.

Mais pas d'inquiétude. Travailler ne va pas m'empêcher de jouir des plaisirs du sexe. Oh non! Je ne vais certainement pas me laisser avoir par ce côté sournois de la vie. Quitte à habituer mon corps à dormir moins. Le corps n'a certainement pas besoin de ces huit heures dont tout le monde nous parle (bien que quand j'en ai l'occasion, je peux facilement dormir neuf heures ou plus). Jusqu'à combien d'heures par semaine puis-je décemment descendre? Cinq? Quatre?

Mais bon. Donnez-moi quelques semaines, et je pense que je serai déjà plus apte à organiser mon temps entre ma vie privée et professionnelle sans devoir amener mon sac de couchage au bureau pour faire une sieste à la pause de midi.

En attendant, M et moi avons prévu quelques jours de détente la semaine prochaine dont vous aurez très certainement des nouvelles...

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lundi, juillet 17, 2006

Quickies

Je détestais les quickies jusqu'à très récemment... Ces séances de sexe où les préliminaires se résument à deux minutes (si préliminaires il y a), chronomètre en main, et la pénétration à un rapide dedans-dehors. Neuf fois sur dix, l'excitation ne sera, au mieux, que cérébrale, ce qui résulte en une chatte timide et loin d'être correctement lubrifiée naturellement. Auquel cas un lubrifiant peut être utilisé, ou non, selon si les participants ont le temps de tendre le bras pour atteindre le tube de lubrifiant.

Je pensais que cela serait d'autant plus insatisfaisant si la dimension BDSM faisait partie du jeu. J'aime prendre mon temps et sentir ce sentiment de soumission doucement m'envahir. Chaque geste et chaque parole augmentent le désir et la sensation d'abandon. J'aime ces séances qui durent des heures...

Cependant, le temps alloué au sexe a été quelque peu limité ces derniers temps, et nous avons simplement dû nous en accommoder. Et mon opinion concernant les quickies a changé. Il semble que j'avais une image assez négative sur le sujet. Probablement parce que je n'avais simplement jamais eu l'occasion d'en profiter dans un contexte BDSM, mais seulement dans un contexte vanilla. Et mon opinion était certainement faussée par le fait que le sexe vanilla est pour moi complètement insatisfaisant. Un quickie vanilla n'était évidemment pas le bon candidat pour changer mon avis... ni à propos des quickies, ni à propos du sexe vanilla.

Je pense maintenant que les quickies peuvent donc être très satisfaisants. Le corps semble être conscient de la restriction de temps, et semble répondre aux caresses et torture d'une manière plus prompte. Ce qui n'est pas forcément suffisant pour provoquer la lubrification nécessaire pour que le sexe masculin glisse sans accros. Mais ce n'en est que meilleur. Être immobilisée et sentir le sexe de M forcer son passage dans ma chatte, certes fourmillant de désir, mais néanmoins loin d'être prête, est quelque peu humiliant, et de ce fait, très excitant. De même que sentir son corps peser sur le mien, restreignant mes mains au-dessus de ma tête, augmente ma soumission. Et être témoin de mon propre plaisir et désir grandir presque malgré moi durant l'acte sexuel même, plutôt que durant les préliminaires, est enivrant. Il y a dans ces moments une facette très violente créée par cette impression d'être prise de force qui n'est propre qu'aux quickies.

Cependant, bien que mon opinion des quickies ait complètement changé, ma préférence reste du côté de ces séances qui durent des heures... M et moi aurons toute la soirée à nous, et il est déjà prévu que cette soirée et une bonne partie de la nuit seront entièrement dédiées au sexe. Ma chatte en est déjà toute émoustillée... Il est difficile de résister à l'envie de me toucher et de me faire jouir... Mais je sais que l'attente en vaut la peine, et je veux être complètement à lui ce soir.

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dimanche, juillet 16, 2006

Le fouet

On a finalement pu s'abandonner à nouveau à nos perversions. Nous étions à la fin d'une semaine d'abstinence forcée extrêmement chargés en énergie sexuelle, et savions tous les deux que les prochaines séances allaient être relativement intenses. Et ce fut le cas. Une des premières sessions après ces quelques jours fut avec le fouet...

J’aime de plus en plus sentir la morsure du fouet sur mes fesses. La sensation est extrêmement cinglante et intense. C’est une douleur complètement différente de n’importe quelle autre sensation que j’ai jamais expérimentée.

J’ai eu droit à une séance avec le fouet il y a une semaine. Les marques sont encore visibles aujourd’hui (c'est-à-dire huit jours après). C’était extrêmement intense. Pour moi, comme, semble-t-il, pour M. Mon état d’esprit était tel que mon envie et besoin de me soumettre à M semblaient sans limites. Besoin plus fort que d’habitude de m’abandonner aux décisions de quelqu’un d’autre. D’arrêter de penser ou d’être responsable de mes actions. Juste une soumission totale. De par mon état beaucoup plus soumis que d’habitude, je pouvais supporter une douleur beaucoup plus intense que d’habitude. Je reste parfois inconsciemment attentive à la douleur, au lieu de la laisser m’envahir et de m’abandonner complètement à elle.

Mais pas cette fois-là. Je voulais laisser absolument toutes décisions à M. Un besoin profond de me relaxer et de me soustraire aux contraintes et besoins du quotidien. Je me laissais aller à toutes les sensations qui m’envahissaient. Douleur, confort, gratitude, amour, peur. Je n’anticipais rien. Parfois, je ressentais la peur de la prochaine série de coups de fouet, mais le plus souvent, je l’attendais simplement, prête à accepter n’importe quoi, n’importe quelle intensité de douleur, laissant ma confiance totale en M me guider. Le mélange entre le stress évacué, l'apaisement, la relaxation, la soumission, et l'intense douleur resentie ont fait couler mes larmes.

Bien que les coups de fouet sur mes seins et ma chatte fassent incroyablement mal, M a maintenant le droit de faire claquer le fouet où bon lui semble sur mon corps... 20/20...

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